Lorsque l'été décide, trop rapidement de se retirer
les coeurs, échauffés par la douce saison, se mettent à sangloter
cette saison qui, chaque année, réussit à nous faire rayonner
tire inlassablement sa révérence vers la mi-septembre
fini alors les couleurs claires et scintillantes
apparaissent de tous côtés des ombres d'ambres
agrémentées quelquefois de touches chatoyantes
Le soleil qui alors, faisait souffler un vent de liberté
laissant échapper des senteurs de fleurs coupées
est trop rapidement remplacé par des brises fraîches
et des odeurs de terre mouillée ou de sol rêche
les gens reprennent alors le cours de leur vie
après y avoir échappé momentanément sur une plage d'Italie
ou émigré au sommet d'une montagne dans une cabane
isolé de tout, du temps, du monde de propane
Le changement de saison, rend alors nostalgique
crée alors l'illusion que le temps est plus long
la population paraît alors plus affairée
et la concentration et le rythme économique
sont poussés à leurs plus hautes capacités
le monde grouille de travail, d'idées, d'agitation
entre temps, l'amour et l'amitié font parfois une apparition
mais cette période de l'année aspire aussi à la réflexion
Très vite, succédera pourtant à tous ces états, d'autres images
quand les feuilles seront depuis longtemps tombées des cépages
et que les oiseaux auront instinctivement pressenti le message
la Nature reprendra ses droits sur la vie et fera place à l'hiver, le sage